Le théâtre de ma vie.

Passer sa nuit à vomir entre deux fix et un verre. Dormir 30 minutes dans le bus. Passer une journée des plus banales, occuper une chaise, rêver, dessiner le portrait de la personne qui nous obsède, le regarder et le déchirer, à l'infini... Ma vie n'était q'un éternelle recommencement. Puis h. Trop d'h. Coma. 3 jours.Pas grand chose mais depuis, une incroyable envie de jouer avec la vie pour voir la mort toujours de plus près.
On se jete sous un train. On se laisse mourir de faim. On augmente les doses, toujours plus. On tente de voler. On s'enferme avec un gars dans une piaule miteuse pour jouer avec un flingue ( Dans ma bouche, dans la tienne).
Je crois qu'on essaye juste de s'occuper. On a pas un mauvais fond, je le sais mais "on a mal tourné".
Qui est la pour dire quels sont les bons et les mauvais... ?
Les vieux démons

# Posté le dimanche 27 juillet 2008 10:34

Modifié le samedi 21 février 2009 07:38

Chaque génération a ses questions

L'amérique s'est surendettée pour acheter la corde qui allait la pendre. Economiquement, c'est la débacle et moralement, c'est pire encore. Plus rien pour recouvrir la laideur des mensonges fondateurs et plus grand chose pour justifier les crimes de la liberté à tout prix.
Loin de tous ces clichés cinématographiques, le Bronx est certainement l'endroit qui est resté le plus vrai.


pic.: le Bronx,le vrai. C'est bandant d'être indépendant.
Chaque génération a ses questions

# Posté le vendredi 06 juin 2008 15:54

Modifié le mercredi 25 juin 2008 12:25

L'homme succombera tué par l'excès de ce qu'il appelle l'individualisme.

L'homme succombera tué par l'excès de ce qu'il appelle l'individualisme.
Darling, darling.


Nos yeux se rencontrèrent : la langueur que je trouvai dans les siens fit passer jusque dans mon coeur le mouvement que ses charmes avaient fait naître, et dont le trouble semblait s'accroître à chaque instant. Quelques soupirs qu'il affectait de ne pousser qu'à demi, achevèrent de me confondre et, dans ce dangereux moment, il profita de tout l'amour que j'avais pour mon inconnu.


Il est inutile de vous le cacher, ce jeune homme aimable et rempli d'esprit, ne m'eut pas plus tôt fait l'aveu de sa flamme, que je me sentis entraînée vers lui par un mouvement indomptable, et quand je voulus ensuite me rendre compte de cette sympathie, tout était obscur pour moi, il me semblait que ce penchant n'était pas l'effet d'un sentiment ordinaire, un voile déguisait à mes yeux ce qui le caractérisait ; d'une part, au même instant où mon coeur volait à lui, une force invincible semblait le retenir, et dans ce tumulte... dans ce flux et reflux d'idées incompréhensibles, je ne pouvais démêler si je faisais bien de l'aimer ou si je devais le fuir à jamais.


Voilà, tout est dit.

# Posté le vendredi 30 mai 2008 11:20

Modifié le vendredi 06 juin 2008 16:00

A Love/HATE RELATIONSHIP

A Love/HATE RELATIONSHIP
Que l'on m'arrache le coeur ; je me meurs.

Je ne veut plus jeter trois accords de guitare sur un billet de train en l'attendant, assise sur le bord du quais, continuer sur mes avant-bras. Et au bout de deux heures, entendre le train et décider de me jeter dessous plutot que de monter dedans. Il 'ma sauvé. Il m'a tué et il m'a sauvé. Je suis vivante mais détruite, lacérée. Il m'a sauvé, putain !
On a jamais eu de réelle conversation, je crois même que je n'ai jamais entendu le son de sa voix à part pour un " File moi une clope" ou un " Je vais t'avoir cinquante grammes, ça te fera de la réserve". Sinon, rien, jamais. Mais j'ai vu ses larmes, ses cris de désespoir. Il ne pleurait pas pourtant ; il ne criait pas poutant. Mais j'ai tout vu, tout entendu, tout ressenti de lui, de moi, avec lui, avec moi. Je ne lui ai jamais dit tout ce que j'avais vécu, pourquoi j'étais comme ça : distante, froide, méchante, haineuse et extrémiste. Je ne lui ai jamais rien raconté et il ne m'a jamais rien demandé ; il me conaissait déjà. Juste, il le savais. Comme si il l'avait toujours su.

Et si maintenant je vous disais que je le hais simplement parce qu'il m'est indispensable...

# Posté le dimanche 11 mai 2008 04:46

Lou Reed & Mick Jagger.

Lou Reed & Mick Jagger.
Je ne fume pas plus d'un demi-paquet par jour. Je ne bois pas un pack chaque soir après les cours. Je n'ai pas vu BB Brunes en concert. Je n'ai pas de blouson en cuir. Je ne fume qu'un ou deux joints par jour. Je pourrais vivre sans musique. Je ne suis pas un cancre. Lorsque j'en ai l'occasion, la nuit, je dors. Mon maquillage est soigneusement appliqué. Mes cheveux sont démêlées au moins une fois par semaine. Je n'ai pas de slim CheapMonday. Je mets des talons, parfois. Je ne suis pas assez bourée avec une demi de Vodka. Je ne traîne pas qu'avec des mecs. Je traîne aussi avec des fans de EminemWestCoastBoobaLilJohn. Je n'exhibe pas les traces d'anciennes défonces que j'ai sur le bras droit. Je n'ai malheuresement jamais aimé Superbus. Je ne suis pas toujours défoncée. J'évite de faire mes traffic ( lorsque traffic il y a) au grand jour. Je ne suis pas angoissée lorsqu'une voiture de la Bac passe.
En bref, JE NE SUIS PAS UNE GRANDE REBELLE.
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"Fermes tes yeux et imagine ta vie, dans ces pays où les hommes politiques sont en treillis; où la liberté d'expression est une conspiration, où le dollar civilise avec des canons, où on peut mourir d'une simple fièvre, où les épidémies se promènent sans laisse. Crois-tu vraiment tenir sous la canicule de ces pays où pendant 2mois, tu bronzes, eux toute l'année ils brûlent? Imagine ta vie sans eau potable, une douche les jours de pluie, pas de bouffe ni sur la table .Imagine toi dans un hôpital avec une maladie incurable, une maladie qui t'juge coupable. Imagine toi enfermé comme Natacha Kampoush, ou brûlé comme Ama Galaidou dans l'bus ..." Soprano feat Blacko, je n'ai pas honte. Ce texte vaut bien mieux que la plupart des textes de rock et que de certains de punk. A bon entendeur, Ouverture d'esprit je dirais.
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Il a dit que j'étais trop ou pas assez doué pour vivre à ce siècle. Que je n'arriverais jamais à vivre une vie sereine. Que mon goût plus que prononcé pour l'autodestruction me rendait dangereuse pour moi-même. Que je me mettais volontairement en lambeaux. Que mes relations -qu'elles soient familiales, amicales ou amoureuses- passionnelles l'étaient trop pour ne pas me tourmenter. Que je n'aurais jamais de relations stables avec personne et que je le savais. Que je cèderais à tout les vices auxquels il me sera permit de céder durant ma courte vie. Puisque ma vie sera courte. Que ma culture en disait long sur ma personnalité. Que j'avais perdu mon innocence trop tôt. Que je savais que des yeux ouverts ne pouvaient pas se refermés - pas en toute conscience du moins. Que le plus dangereux en moi n'était pas le fait que je soit beaucoup trop extrémistes mais plutôt mon manque limite. Que la vie fera de moi quelqu'un de fondamentalement mauvais. Que mon c½ur était déjà lapidé et que je n'avais plus rien à perdre. Que si l'un de mes livres favoris était L'Etranger de Camus, ce n'était certainement pas pour rien. Que tout ce que je faisais avait - malgré les apparences - un but précis et qu'en cela j'étais certainement très cynique. Que mon goût pour le voyage caractérisait mon manque de racine, mon absence d'identité. Que mes insomnies me permettaient inconsciemment de réfléchir à tout et à rien à la fois. Qu'elles n'étaient pas prêtes de s'arrêter. Que mon manque de confiance en moi étaient caché derrière une incroyablement surdimensionnée fierté.
Qu'il écrive , dise, crie ce qu'il veut. Tant qu'il me laisse mourir en paix.



Pix :Nixamère la honte,oui.

# Posté le dimanche 30 mars 2008 11:36

Modifié le jeudi 29 mai 2008 14:31